05 décembre 2010
Le Top des Crus du Beaujolais
La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région et à ne pas s’arrêter à la production des “primeurs”, pour lesquels j’avoue néanmoins un faible, pour situer leur véritable niveau qualitatif. Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexité aromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution. Les hommes de la région font des vins à leur image, et le beau niveau qualitatif des meilleurs vins est incontestable, que ce soient des crus ou non.
Les derniers millésimes, de 2009 à 2001 (le 2007 difficile, mais il y a de belles réussites, le 2003 très mûr, atypique, moins séduisant), sont savoureux. On ne peut non plus douter de la qualité réelle de ces vins, et certains “confrères” feraient bien de promouvoir la région et ces vignerons qui ont besoin d’être soutenus, comme nous le faisons régulièrement. Voici les incontournables de l’année.
Voir aussi Les Vins du Siècle
Maison Jean BARONNAT(BEAUJOLAIS)Jean-Jacques Baronnat 491, route de Lacenas 69400 Gleizé Téléphone :04 74 68 59 20 Télécopie : 04 74 62 19 21 Email : info@baronnat.com Site : www.vinsdusiecle.com/jeanbaronnat Site : www.baronnat.com Incontestablement au sommet. Ici, on a pour devise “Le respect du vin”. Jean-Jacques Baronnat dirige cette maison familiale de négoce, créée il y a plus de 100 ans par son grand-père, alors producteur en Beaujolais. Il signe un Beaujolais 2006 comme on les aime, franc, fruité, souple et ample, très caractéristique de ce que doivent être les meilleurs vins de l’appellation. Remarquable Moulin-à-Vent 2006, aux arômes de fruits macérés et d’épices, coloré, aux tanins équilibrés, c’est un vin charnuet charpenté, égèrement poivré comme il se doit. Le Fleurie 2006 est complexe et harmonieux, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise et de fraise des bois, un vin de couleur profonde. Excellent Brouilly 2006, aux arômessubtils de violette et de framboise, aux tanins riches et fins à la fois, de bouche persistante. Joli Mâcon-Villages blanc 2006, subtil et suave en bouche, tout en persistance d’arômes. Goûtez le Saint-Véran, de belle robe pâle, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, et le Mâcon-Villages blanc2006, souple, tout en arômes, au nez complexe et puissant (acacia, poire), très bien équilibré, de bouche parfumée et ample. Joli Crémant de Bourgogne, tout en arômes, au nez intense et complexe (fleurs fraîches et musc), de mousse crémeuse.
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Château de BOISFRANC(BEAUJOLAIS)Thierry Doat 69640 Jarnioux Téléphone :04 74 68 88 88 Télécopie : 04 74 62 93 39 Email : earl.doat@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/boisfranc Site : www.chateaudeboisfranc.org À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Beaucoup aimé son Beaujolais Supérieur rouge 2006, de bouche intense et dominé par la mûre avec des nuances de prune fraîche, un vin alliant souplesse et intensité aromatique, harmonieux, ample et trèséquilibré, tout en parfums et finesse en finale. Son Beaujolais blanc 2006 est toujours une référence. Sols argilo-calcaires,vignes cultivées en biologie, vendanges manuelles... tout explique ce vin (Chardonnay), où s’entremêlent des notes d’amande et de bruyère finement poivrées, un vin de belle robe, rond, de bouche parfumée et flatteuse, avec une finale de tilleul et de petits fruits frais, à découvrir sur des quenelles de brochet.
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Domaine CRÊT des GARANCHES(BROUILLY)Sylvie Dufaitre-Genin 69460 Odenas Téléphone :04 74 03 41 46 Télécopie : 04 74 03 51 65 Email : sylvie.dufaitre-genin@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/cretdesgaranches Une exploitation familiale de 9,60 ha, située au cœur du cru Brouilly. Terroir à dominante granitique, allié au cépage Gamay noir à jus blanc confèrent à ce vin sa finesse. Le Côte-de-Brouilly 2005 élevé plusieurs mois en fûts de chêne (vendange manuelle), typé, un vin puissant mais tout en élégance, parfumé en bouche, où dominent des notes de groseille et de bruyère, aux tanins bien soyeuxet très équilibrés. Le Brouilly 2007 est un vin qui nous a séduit avec ces notes très caractéristiques et persistantes de petitsfruits à noyau, aux tanins présents mais très fins, de bouche savoureuse, à déguster sur un gibier d’eau. Beau Brouilly 2006, médaille d’Or au concours des Grands Vins de France Mâcon 2008, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin légèrement poivré en finale.
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Alain MICHAUD(BROUILLY)Alain Michaud Beauvoir 69220 Saint-Lager Téléphone :04 74 66 84 29 Télécopie : 04 74 66 71 91 Email : alain.michaud17@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/alainmichaud Site : www.alain-michaud.fr Au sommet. Domaine de 13 ha dont 9 en appellation Brouilly, constitué pour 70 % par desvignes de plus de 50 ans. Beau Brouilly 2007, charmeur, charnu, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise des bois, myrtille...), d’une belle finale en bouche, de très bonne évolution. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, est un vin aunez puissant de framboise, riche, structuré, d’une belle persistance aromatique en finale, unvin aux tanins mûrs mais bien présents, d’excellente évolution, qui demande une cuisine riche. Le Morgon 2006 (2,50 ha, vignes anciennes de 45 ans sur les coteaux) est de couleurprononcée, aux tanins mûrs, bien corsé, avec ce nez de fruits surmûris et d’humus, de bonne bouche, un vin riche et dense, qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel. Le Beaujolais rosé 2006 (2000 bouteilles seulement) est gourmand et fruité, parfait sur les charcuteries lyonnaises. Goûtez leur nouveau produit “La Gamaysienne”, un étonnant pétillant rouge léger à faible taux d’alcool, très fruité, qu’ils élaborent eux-mêmes dans leur chai. Un vin qui est le fruit d’un travail méticuleux, la prise de mousse étant réalisée en bo
uteilles avec un dégorgement traditionnel, un produit idéal à l’apéritif ou sur un dessert. Beau rapport qualité-prix-plaisir, ce qui ne gâte rien.
Domaine CHAMPAGNON(CHENAS)Les Brureaux 69840 Chénas Téléphone :03 85 36 71 32 Télécopie : 03 85 36 72 00 Email : earl.champagnon@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/domainechampagnon Incontestablement au sommet. Les deux fils, Patrick et Jean-Yves, dirigent cette belle exploitation. Leur Moulin-à-Vent 2007, unvin de couleur intense, aux notes de pruneau, est un grand vin dense, typé, très harmonieux, aux tanins soyeux mais bien présents, classique de ce millésime. Le 2006, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de belle teinte grenat, dense aunez comme en bouche, alliant finesse et charpente, est de très bonne évolution. Le 2005 se goûte très bien en ce moment, derobe pourpre, au nez dominé par la fraise et la mûre, riche, structuré, d’une jolie finale, un vin classique, aux tanins mûrs mais bien présents, de très bonne évolution. Beau Chénas 2007, issu d’une vinification traditionnelle de 6 à 8 jours (élevage enfoudres de bois), de bouche intense et dominée par la mûre, un vin mêlant souplesse et intensité aromatique, bien harmonieuxet très équilibré, tout en arômes et finesse en finale, possédant un réel potentiel d’évolution. Goûtez leur Fleurie 2007, fin et parfumé comme il se doit, bien typé également, de robe pourpre, au nez puissant et persistant dominé par la fraise des bois mûre, à déboucher sur un jambon de montagne.
Domaine Émile CHEYSSON(CHIROUBLES)Régisseur : Jean-Pierre Large Clos Les Farges 69115 Chiroubles Téléphone :04 74 04 22 02 Télécopie : 04 74 69 14 16 Email : dcheysson@terre-net.fr Site : www.vinsdusiecle.com/chiroublesdomainecheysson Un domaine de 26 ha fondé en 1870 par la famille Cheysson. Particulièrement aimé ce Chiroubles cuvée Prestige 2006, issu d’un secteur spécifique de l’exploitation (Les Roches) où l’on trouve des morceaux de granit, ce qui lui donne cette spécificité propre (vignes de plus de 60 ans et élevage durant 12 mois en fûts de chêne), un vin de robe pourpre, au nez puissant deframboise, équilibré, d’une belle persistance aromatique gustative, une nouvelle fois très réussi. Le Chiroubles cuvéeTraditionnelle 2007, issu en majorité de vignes de coteaux plantées sur un sol granitique caractéristique, est d’un beau grenat foncé, au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette et de cannelle, un vin chaleureux, riche, de très bonne évolution.
Domaine de la COMBE AU LOUP(CHIROUBLES)Earl Méziat Père et Fils Au Bourg 69115 Chiroubles Téléphone :04 74 04 24 02 Télécopie : 04 74 69 14 07 Email : david.meziat@libertysurf.fr Site : www.meziat.com Un domaine de 13 ha, où les vins sont issus pour majorité de très vieilles vignes (plus de 40 ans) plantées sur des coteaux granitiques, ce qui leur donne un goût de terroir caractéristique. On travaille ici en famille puisque le fils David et son épouse, Nathalie, sont également présents sur la propriété, et l’on s’attache à une viticulture raisonnée et des techniques de culture respectueuses de l’environnement et de l’écosystème. Superbe Morgon 2006, un vin qui possède un charnu bien présent et cette charpente à la fois riche et souple, harmonieux, très parfumé en finale. Le Régnié 2007 est très bien structuré, aux taninsfondus, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre. Beau Chiroubles 2007, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin très légèrement poivré en finale. Remarquable 2006, médaille d’Argent à Paris, un vin de bouche charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux taninsfondus, bien persistant en finale. Goûtez leur Beaujolais-Villages cuvée de l’Oisillon 2007, avec cette touche de fraise des bois mûre, souple et corsé à la fois.
Domaine Le PUITS du BESSON(CÔTE DE BROUILLY)Walter Jomain 1496, route Anse 69400 Limas Téléphone :04 74 68 66 64 Télécopie : 04 74 68 66 64 Email : lepuitsdubesson@orange.fr Viticulteurs récoltants de père en fils depuis 1874, un domaine sous production raisonnée (Terra Vitis). Vous aimerez comme nous ce Côte-de-Brouilly 2007, issu de sols granitiques, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, qui allie charpente et souplesse, a des taninssoyeux. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, a un nez de griotte avec des arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche, un vin aux tanins bien fondus qui demande une cuisine un peu relevée. Très joli Beaujolais blanc
2007, qui sent la noisette et le genêt, vif et rond à la fois, tout en fraîcheur en bouche, parfait sur des crustacés, réussi comme le Beaujolais, classique, bouqueté et friand comme il le faut.
CAVE des VIGNERONS(COTEAUX-DU-LYONNAIS)Directeur : Thierry Sothier RN 89 69210 Sain-Bel Téléphone :04 74 01 11 33 Télécopie : 04 74 01 10 27 Email : contact@sainbelenlyonnais.com Site : www.vinsdusiecle.com/vigneronsdesain-bel a> Site : www.sainbelenlyonnais.com Belle réussite avec ce Coteaux-du-Lyonnais cuvée l’Hommée rouge 2007 (au siècle dernier l’hommée représentait la surface qu’un vigneron travaillait en une journée avec son fessou), issu de terrains sableux peu profonds et d’une semi-macération carbonique, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, un vin à la fois fin et très structuré, d’une belle finale. Le Coteaux-du-Lyonnais Domaine Peronnet rouge 2007, médaille d’Argent à Paris, sélection et tri manuel, récolte et vendanges en grappes entières, corsé, à la foisfruité et tannique, gras et généreux, harmonieux en bouche comme leur BeaujolaisDomaine du Soly 2007, élaboré uniquement avec les raisins issus des vignes les plus âgées, bien charpenté, au nez dominé par la groseille, de très bonne évolution. Excellent Coteaux-du-Lyonnais cuvée Référence rosé 2007 (100% pressurage direct, vinification àtempérature régulée), un vin aux nuances de fleurs et d’épices, associant richesse et souplesse, de bouche fruitée et persistante comme Le Coteaux-du-Lyonnais Domaine de Champ-Guichard rouge 2007 fruité, bien classique.
Château du CHATELARD(FLEURIE)Isabelle et Sylvain Rosier 69220 Lancié Téléphone :04 74 04 12 99 Télécopie : 04 74 69 86 17 Email : vinduchato@aol.com Site : www.vins-du-beaujolais.com/chateauduchatelard Un domaine de 22 ha. Remarquable Fleurie Les Vieux Granits 2007 (vignes de 30 à 75 ans et élevage sur lies de 8 mois), une cuvée vieillie en fûts de chêne, un vin non filtré, decouleur soutenue, de bouche corsée et puissante, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés, à savourer sur un coq au vin. BeauMoulin-à-Vent cuvée Terre de Lumière 2007, de robe rubis intense, aux arômes de prune,gras, de bouche riche, un vin racé et très parfumé, d’excellente garde. Excellent Beaujolais blanc Chardonnay Vieilles vignes2007, classique et parfumé, au nez caractéristique de tilleul et d’amande, qui allie rondeur et nervosité, à déboucher avec une escalope de veau.
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Cédric CHIGNARD(FLEURIE)Le Point du Jour 69820 Fleurie Téléphone :04 74 04 11 87 Télécopie : 04 74 69 81 97 Email : domaine.chignard@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/domainechignard À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une belle exploitation familiale qui s’étend sur 8 ha, traditionnelle (vendanges à la main, 6 à 8 jours de cuvaison…). Depuis le millésime 2007 c’est le fils de Michel, Cédric, qui prend la responsabilité du domaine (4e génération). Il a particulièrement réussi son Fleurie Les Moriers 2007, qui doit sa notoriété séculaire à un sol privilégié, issu du granite où il prolonge ses racines, un vin avec une structure dense, très équilibré, au nez complexe où prédominent lecassis et le cuir, aux tanins bien fondus, ample et franc, un vin charnu, tout en bouche, de charpente à la fois puissante etsouple, très représentatif des belles réussites de l’appellation dans ce millésime. Le 2006 est très typé, de couleur rubisintense, de très bonne bouche, aux connotations de cassis et de fraise des bois, concentré, alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée, un vin d’excellente évolution. Superbe cuvée Spéciale Vieilles Vignes 2006, avec ces nuances caractéristiques où l’on retrouve la framboise, la prune et les épices, gras, associant puissance et finesse, qui mérite d’être attendu quelques temps. Beau 2005, aux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, un vinétoffé, complexe comme nous les aimons, aux tanins bien fondus mais présents, charnu en bouche, avec des notes de fruitscuits à noyau et de cannelle, d’une jolie finale, de très bonne garde, un vin qui s’exprime parfaitement avec une oie à la broche. Formidable rapport qualité-prix. Nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.
Domaine du GRANIT DORÉ Georges ROLLET(JULIÉNAS)Mme Georges Rollet Domaine du Granit Doré La Pouge 69840 Jullié Téléphone :04 74 04 44 81 Télécopie : 04 74 04 49 12 Email : rollet-g@wanadoo.fr Site : www.domainedugranitdore.com Le fils, Vincent, a rejoint la propriété après ses études et des stages en Bourgogne, enAlsace et en Afrique du Sud. Toutes les vignes du domaine étant en coteaux, tous les travaux de la vigne se font donc manuellement, ce qui représente une forte implication du vigneron mais favorise une observation au plus près de la végétation. Il y a d’abord leur Juliénas cuvée Spéciale Vieilles vignes 2007, aux arômes de prune, de très bonne structure,bouqueté, à la fois fruité et de belle charpente, de bouche dense et persistante, qui s’accorde parfaitement avec un gigot. Remarquable 2006, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, de très bonne structure, de bouche dense et persistante, un vin harmonieux, ample et distingué, d’excellente évolution, qui demande une cuisine relevée. Le Juliénas Tradition 2007,prix Prestige au concours des Grands Vins du Beaujolais 2008, coloré et parfumé (groseille, cannelle), aux tanins mûrs, aux notes de fraise, de pivoine et d’épices, de couleur grenat, est très bien équilibré.
Michel TÊTE(JULIÉNAS)Domaine du Clos-du-Fief 69840 Juliénas Téléphone :04 74 04 41 62 Télécopie : 04 74 04 47 09 Email : micheltete@club-internet.fr Site : www.vinsdusiecle.com/micheltete Ce vigneron passionné dirige son exploitation familiale de 13 ha où l’on voit facilement que la force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru. Superbe Juliénas cuvée Prestige 2006 (sol argilo-siliceux), d’une belle couleur rubis prononcé, avec des nuances subtiles de kirsch, de bouche persistante, charpenté, très harmonieux, caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation. Très réussi, le Saint-Amour 2007, issu d’un sol de schiste argilo-calcaire, est de couleur intense, fruité(griotte, mûre), est finement épicé, corsé, aux tanins harmonieux et bien équilibrés. Le Saint-Amour 2006 est de robe grenat intense, aux senteurs de prune et de pivoine, tout en subtilité. Goûtez le Juliénas 2007 Tradition, un vin avec beaucoup de charme, dense en bouche, au
r/nez_definition.html">nez où prédominent les fruits surmûris, idéal sur une pintade rôtie, et le Beaujolais-Villages 2006, provenant d’un sol filtrant composé de roches granitiques, de belle couleurgrenat, un vin souple et harmonieux, au nez subtil à dominante de fumé et de fruits mûrs.
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Gérard BRISSON(MORGON)M.Brisson Domaine des Pillets Chemin des Romains 69910 Villié-Morgon Téléphone :04 74 04 21 60 Télécopie : 04 74 69 15 28 Email : vin.brisson@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/gerard-brisson Site : www.gerard-brisson.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Gérard Brisson élève ce superbe Morgon Les Charmes La Louve 2006, de couleur rubis, avec ces arômes intenses où dominent les petitsfruits rouges bien mûrs (groseille, mûre) et cette pointe d’épices bien typique, très réussi également dans le millésime 2007, avec des notes de violette et de réglisse, riche encouleur, classique et concentré, alliant finesse et structure. Le Morgon Les Charmes 2005 est un vin ample et savoureux, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, alliantfinesse et structure, de bouche savoureuse, de garde, bien sûr. Dense, complexe, leMorgon Les Charmes Vieilles Vignes 2006 (Vignes de plus de 50 ans, élevage en foudres dechêne entre 12 et 18 mois), avec ces notes de mûre confite, un vin aux tanins riches,ferme, tout en parfums, qui associe rondeur et charpente en bouche. Démontrant le potentiel d’évolution de ces Vins, le Vieilles Vignes 99 est superbe, aux reflets pourpres, aux senteurs de cassis mûr et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et d’excellente évolution. Le Morgon Les Charmes Noble Tradition est un vin de belle couleur, parfumé (mûre, griotte et violette), puissant au nez comme en bouche, aux tanins présents et très élégants à la fois, à ouvrir sur un foie de veau à l’ancienne. Tout en charme, leBeaujolais-Villages est de robe rubis brillant, aux nuances de cerise, un vin de plaisir. Le tout à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel.
Bernard et Vincent DONZEL(MORGON)Fondlong 69910 Villié-Morgon Téléphone :04 74 04 20 56 Télécopie : 04 74 69 14 52 Email : vincent.donzel@orange.fr Coup de cœur pour ce Morgon cuvée Prestige 2007, très bien élevé en fûts durant 8 mois, savoureux et finement bouqueté, à la robe rubis intense, au nez de fruits rouges mûrs (cassis, griotte), aux tanins ronds, un vin à la fois puissant et souple, trèstypé. Beau 2006, au nez de fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, de bouche dominée par le pruneau confit, un vintrès équilibré, riche, tout en persistance, à déboucher sur un civet. Excellent Morgon cuvée Tradition 2007, issu de terrains schisteux granitiques, bien typé, aux notes de violette, de framboise et de sous-bois, charnu et long en bouche. Très agréable aujourd’hui, le 2006 est de couleur soutenue, au nez de fruits cuits et d’humus, aux tanins
> équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde.
Château de PIZAY(MORGON)Direction : Pascal Dufaitre 69220 Saint-Jean-d'Ardière Téléphone :04 74 66 26 10 Télécopie : 04 74 69 60 66 Email : chateau-de-pizay@chateau-de-pizay.com Site : www.chateau-de-pizay.com Au sommet également. La propriété s’étend sur 80 ha autour du château, dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon château de Pizay 2006, très aromatique, avec ces notes subtiles et intenses d’humus, de petits fruitsrouges surmûris et d’épices. Le Régnié château de Pizay 2007, coloré et corsé, bien charpenté, au nez de fruits rouges surmûris, de très bonne évolution. Très séduisant Beaujolais blanc château de Pizay, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des nuances de fruits frais, de bruyère et de chèvrefeuille. Le château de Pizay est aussi un superbe hôtel 4 étoiles installé dans un magnifique château des XIVe et XVIIe siècles. Détente et gastronomie sont au rendez-vous, tennis, piscine, jardin à la française. Vous pourrez aussi déguster les vins dans des caves voûtées séculaires, très pittoresques.
Domaine BEL AVENIR(MOULIN-A-VENT)Alain et Cécile Dardanelli 1087, Bel Avenir 71570 La Chapelle-de-Guinchay Téléphone :03 85 36 75 02 Télécopie : 03 85 33 86 91 Email : domaine.bel.avenir@wanadoo.fr On comprend aisément sa place dans le Classement 2009 quand on débouche ce MorgonCharmes 2006, de robe pourpre, au nez puissant et persistant de framboise et de cerise noire, rond et gras, riche, aux taninsenveloppés, de bouche bien corsée, un vin typé et complexe comme on les aime. Beau Moulin-à-Vent Élodie 2005, dense,typé, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée et persistante, de bonne garde. LeMoulin-à-Vent Laura est d’une grande richesse aromatique (mûre, épices), de robe intense, ferme, tout en fruité, mêlant rondeur et charpente en bouche. Excellent Chénas Grand Guinchay 2005, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, riche et séduisant, aux tanins fondus, à la fois intense et souple, d’une belle longueur, réussi comme ce Beaujolais La Chapelle Bois de Loyse, de robe brillante, qui sent les fruits frais.
Domaine MORTET Père et Fils(MOULIN-A-VENT)Jean-Pierre Mortet Le Bourg 71570 Romanèche-Thorin Téléphone :03 85 35 55 51 Télécopie : 03 85 35 53 19 Email : jean.mortet@free.com Site : http://jean.mortet.free.fr/ Domaine de 10 ha. Un grand coup de cœur (habituel) pour cet exceptionnel Moulin-à-Vent Les Rouchaux 2005, issu d’un sol de roche granitique, particulièrement réussi, avec de beaux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et complexe, qu’il faut laisser se faire et ouvrir sur une daube. Son Moulin-à-Vent 2006 nous a particulièrement séduit avec ses arômes subtils où dominent les fruits mûrs et la violette, tout en structure, est très typé, unissant avec harmonie finesse et charpente, de belle évolution.
Jean-Paul GUIGNIER(RÉGNIÉ)Jean-Paul Guignier Domaine Au pied des deux Clochers Les Bruyères 69430 Régnié-Durette Téléphone :04 74 69 01 99 Télécopie : 04 74 69 01 91 Email : guignier.jeanpaul@orange.fr Excellent Régnié Côte de la Pierre cuvée Vieilles Vignes, provenant de Vignes achetées il y a plus de 90 ans par le grand-père de Mme Guignier, idéalement situées sur un relief, merveilleusement exposées, charnu, aux tanins très élégants, d’une belle finale, aux notes de griotte, de très belle évolution. Beau Brouilly Domaine de Grapaloup 2006, de bouche intense et dominé par la mûre, un vin alliant souplesse et intensité aromatique, harmonieuxet très équilibré. Le Morgon 2005 Domaine au pied des deux Clochers (vendanges manuelles) est un vin remarquable, auxarômes de fruits macérés et d’épices, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde, idéal sur une pintade rôtie.
Domaine du PY de BULLIAT René MARTIN(RÉGNIÉ)René et Joëlle Martin 69430 Régnié-Durette Téléphone :04 74 69 91 53 Télécopie : 04 74 69 92 10 Email : rene.martin12@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/rene-martin Au sommet, naturellement. Une exploitation familiale de 8 ha (vendanges manuelles), de père en fils depuis plusieurs générations. Bien classique, le Régnié 2007, issu de vieilles vignes (45 ans) plantées sur un terroir caractéristique de graniterose, riche en minéraux, est un vin de belle teinte grenat, charpenté, au nez intense de groseille mûre, riche, de bonne évolution, vraiment très réussi. Beau 2006, tout en couleur et en matière, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en charme. Le Régnié cuvée du Grand-Père Vieilles vignes 2006 (le 2007 suit), élevé en fûts dechêne est d’un beau rouge pourpre, un vin qui présente au nez des arômes de myrtille et de cassis, de bouche ample, et dont l’élevage lui confère richesse et distinction, un vin harmonieux qui bénéficie d’un excellent potentiel de garde, parfait sur un rôtide porc.
Domaine des DUC(SAINT-AMOUR)Laurent et Pascal Duc La Piat 71570 Saint-Amour Téléphone :03 85 37 10 08 Télécopie : 03 85 36 55 75 Email : domainedesduc@free.fr Des terroirs aux sols caillouteux et schisteux donnent ce Saint-Amour 2006, coloré, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, un vin à déboucher sur un gibier d’eau. Goûtez leur Chénas 2006, alliant finesse et charpente, de bouche charnue au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette, un vin franc, classique et typé. Beau 2005, au nezde fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, à la robe cerise, aux reflets violets, qui poursuit une très bonne évolution.
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Des Corbières comme on les aime
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SARL Domaines BONFILS(CORBIÈRES)Domaine de Cibadiès 34310 Capestang Téléphone :04 67 93 10 10 Télécopie : 04 67 93 10 05 Email : domainesbonfils@wanadoo.fr Au sommet avec une multitude de récompenses, dont ce Corbières Le V de Vaugelas 2007, médaille d'Or à Mâcon, de jolie robe grenat pourpre, avec ces arômes de mûre confiturée et de garrigue, fort bien élevé, un vinharmonieux et parfumé, de bouche puissante, de belle garde. Le Minervois Château Millegrand 2008, élevé en fûts de chêne, médaille d'Or à Paris, de très bonne bouche, aux senteurs de cassis et de fraise des bois, mêlnt couleur et matière, d'une jolie finale épicée, un vin d'excellente évolution. Il y a aussi le Coteaux-du-Languedoc Château Sainte-Marthe 2009 (médaille d'Argent aux Vinalies 2010), où dominent des senteurs de cassis, de griotte et d'épices, de bouche corsée, un vin coloré et parfumé, alliant rondeur et structure. Le vin de Pays d'Oc Domaine de Cibadiès Chardonnay 2008, médaille d'Or au Concours général agricole Paris 2009 (bravo !), de bouche suave, tout en subtilité d'arômes, avec des notes d'agrumes et de fleurs, est très persistant, un vin fruité, bien équilibré, d'une jolie finale comme le vin de Pays des Côtes-de-Thongues Domaine de Cantaussels Grenache 2009, médaille d'Or encore à Paris. En Montagne-Saint-Emilion, le Château Coucy 2007 a récolté, lui, une médaille d'Argent à Paris, un vin au bouquet ample (violette, pruneau), bien corsé, aux tanins harmonieux, amples etsoyeux à la fois, avec une bouche puissante, parfumée et persistante, une belle réussite.
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Actualité du vignoble
Classement Languedoc-Roussillon Tout savoir sur le vignoble Vignerons sélectionnés |
Château ÉTANG des COLOMBES(CORBIÈRES)Famille Gualco 11200 Lézignan-Corbières Téléphone :04 68 27 00 03 Télécopie : 04 68 27 24 63 Site : www.etangdescolombes.com Un superbe Corbières Bicentenaire Vieilles Vignes 2007, issu d'un terroir argilo-calcaire caillouteux (Grenache noir, Carignan etMourvèdre, vieilles Vignes de 50 ans. Vinification en grains entiers, 8 mois d'élevage en fûts de chêne, très petits rendements(28 hl/ha)... expliquent ce vin de robe grenat noir, aux notes de violette, avec des nuances de groseille et de réglisse, de bouche soyeuse et intense. Le Château Étang des Colombes Bois des Dames blanc, provenant d'une macération pelliculaire desGrenache blanc et Bourboulenc, où s'entremêlent des notes d'amande et de fleurs blanches, est tout en rondeur, avec une note de fraîcheur qui lui est caractéristique. Excellent Corbières Gris Colombes rosé 2008, très agréable, épicé, de robe brillante,souple, frais mais puissant en bouche, bien parfumé, sec et suave à la fois. Excellent Corbières Bois des Dames rouge 2006,charnu, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, tout en bouche, tout en arômes, idéal sur une terrine de lièvre. Le Corbières Vieilles Vignes est généreux, classique, de couleur intense, d'une belle harmonie entre structure et souplesse, un vin dense, aux notes d'humus et de cassis.
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Domaine de FONTSAINTE(CORBIÈRES)Yves et Bruno Laboucarié Route de Ferrals 11200 Boutenac Téléphone :04 68 27 07 63 Télécopie : 04 68 27 62 01 Email : sep.laboucarie@aliceadsl.fr Site : www.fontsainte.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine de 50 ha. Yves et Bruno Laboucarié produisent des Vins à l'image du climat méditerranéen et de leur terroir de Boutenac, en sachant conserver leur typicité tout en les marquant de leur personnalité dans les différentes étapes de la culture de la vigne, de la vendange manuelle et de lavinification. Remarquable Corbières Clos du Centurion 2005, provenant d'un vignoble de 4 ha, un vin très typé, d'un beau pourpre profond, avec des arômes de fruits noirs mûrs, de violette, légèrement épicé, de bouche mûre, de très bonne base tannique, à ouvrir sur un gibier. Le Corbières rouge Réserve La Demoiselle, bien coloré et charpenté, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des accents de fumé, est un vin riche, d'une belle finale.
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Château du GRAND-CAUMONT(CORBIÈRES)Laurence Rigal 11200 Lézignan-Corbières Téléphone :04 68 27 10 82 Télécopie : 04 68 27 54 59 Email : chateau.grand.caumont@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/grandcaumont Site : www.grandcaumont.com Le Château Grand-Caumont est l'un des plus vastes domaines des Corbières avec 100 ha de vignes sur des sols argilo-calcaires en terrasses et des sols de graves très filtrants (cépages Syrah, Grenache et Carignan de plus de 50 ans). Il existait déjà à l'époque romaine et avait été baptisé Villa Manzanetto. Remarquable Corbières rouge Impatience 2005 (55% Carignannoir, 40% Syrah et 5% Grenache noir, élevage en barriques pendant 12 mois pour 40% de l'assemblage), qui a reçu deux médailles d'Or, l'une au concours des Grands Vins de Mâcon, et l'autre à celui des Vignerons Indépendants. Un vin coloré, puissant et corsé, aux tanins riches mais bien fondus, au nez dominé par les petits fruits noirs compotés, aux senteurs de cuir et de cassis mûrs bien caractéristiques, d'excellente évolution. À ses côtés, le Corbières Réserve de Laurence rouge 2004, médaille d'Or au Concours des Vignerons indépendants, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges mûrs, légèrement poivré, tout en harmonie, de très jolie bouche, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche chaleureuse, de gardeégalement. Le Corbières rouge Château Caumont Saint-Paul 2005 est typé comme nous les aimons, de bouche pleine, au nezde cerise confite et d'humus, associant puissance et finesse, un vin d'une belle couleur grenat pourpre, harmonieux, biencharpenté, d'excellente garde.
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Château GRAND-MOULIN(CORBIÈRES)Jean-Noël Bousquet RN 113 - 6, avenue Galliéni 11200 Lézignan-Corbières Téléphone :04 68 27 40 80 Télécopie : 04 68 27 47 61 Email : chateaugrandmoulin@wanadoo.fr Beaucoup apprécié le Corbières Boutenac 2006 (60% Syrah, 40% Carignan), très parfumé (griotte, cassis, sous-bois), bien charnu, ample, de belle charpente, marqué par son terroir, de robe soutenue, un vin corsé et charpenté. Le Vieilles Vignes 2006, élevé en fûts (50%Syrah, 20% Carignan, 20% Grenache et 10% Mourvèdre), aux senteurs de fruits rouges avec des notes fumées, très équilibré, ample et tannique, est un vin de garde qui se marie parfaitement avec les viandes rouges et les fromages puissants. ExcellentCorbières Terres Rouges 2006, 42 jours de cuvaison, élevage 12 mois en fûts de chêne, de jolie robe pourpre intense, aux notes de mûre et d'épices, aux tanins mûrs et puissants à la fois, un vin qui supporte une cuisine bien relevée, de bouche à la fois ferme et ronde, riche, de très bonne évolution.
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Domaine de LONGUEROCHE(CORBIÈRES)Roger Bertrand 11200 Saint-André-de-Roquelongue Téléphone :04 68 41 48 26 et 06 75 22 85 51 Télécopie : 04 68 32 22 43 Email : contact@rogerbertrand.fr Site : www.rogerbertrand.fr Vignoble de 14 ha sur sol argilo-calcaire et grès ferrugineux. Vendanges manuelles et culture raisonnée donnent ce Corbières rouge cuvée Aurélien 2006, de belle robe grenat,charnu comme il se doit, un beau vin qui développe des arômes de cassis et de violette, qui allie charpente et souplesse en bouche, ample et ferme, aux nuances de violette et de réglisse persistantes au palais. Le 2007 suit avec un fruité intense et persistant, un vin dense et soyeux à la fois, de caractèrecomme nous les aimons. Excellent Corbières rouge Tradition 2008, de couleur soutenue, au nez complexe, aux notes de fraisedes bois, d'humus et d'épices, un vin corsé et typé. Issu de saignée, le Corbières rosé 2008 est franc et frais, de belle teinte soutenue et limpide, au nez complexe sur le fruit. Le vin de Pays d'Oc Viognier 2007 élevé en fûts de chêne, très agréable comme le Chardonnay 2008, très bien vinifié, un vin harmonieux, aux arômes de fruits blancs, d'une belle élégance et d'une grande richesse aromatique en finale, de caractère vif et frais.
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Domaine MARTINOLLE GASPARETS(CORBIÈRES)Mr Martinolle 11200 Lézignan-Corbières Téléphone :04 68 27 10 45 Email : pierre.martinolle@domaine-martinolle.com Site : www.domaine-martinolle.com Domaine de 30 ha. Remarquable Corbières rouge 2007, médaille d'Argent au Concours des vins de Corbières, de belle couleurgrenat soutenu et intense, aux notes subtiles et profondes d'humus et de petits fruits noirs surmûris, dense et généreux, ample et solide, riche en structure, vraiment réussi. Le 2006, médaille d'Or au concours des vins de Corbières, très corsé, bien typécomme nous les aimons, charnu, très parfumé (griotte épices), un vin puissant, aux tanins denses et structurés, très structuré en bouche, très équilibré, d'évolution lente. Beau 2005, de belle couleur, aux notes de cerise et de sous-bois, aux tanins riches et soyeux à la fois, un vin puissant à fort potentiel. Le 2004 est bien charnu, aux tanins amples, au nez dominé par les petitsfruits rouges à noyau, un vin coloré, avec ces notes de cerise et d'humus au palais, de très bonne évolution. Superbe 2003, médaille de Bronze à Mâcon, de robe pourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, avec ces notes persistantes de fumé, de cassis et d'épices. Excellent Corbières blanc 2008, une valeur sûre, un vin harmonieux, aux connotations de fleurs blanches et de pain grillé, bien classique, de robe délicate, qui allie nervosité et rondeur, très réussi comme le rosé, au fruité concentré, avec des nuances de pêche et de petits fruits secs en finale, un vin de robe brillante.
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Château MINGRAUT(CORBIÈRES)Véronique et Florent Cuculière 11700 Fontcouverte Téléphone :04 68 43 40 01 Télécopie : 04 68 43 40 02 Email : info@domaine-mingraut.fr Site : www.domaine-mingraut.fr Vignoble de 8 ha en reconvertion bio. Beau Corbières rouge cuvée Passionnément 2007, un beau vin, complet, aux tanins enrobés, d'un beau grenat aux reflets violacés, puissant etcharpenté avec des senteurs très présentes de framboise, de sous-bois et de cannelle, de bonne garde. Le Viognier est un vingras avec une bonne pointe d'acidité très agréable, aux arômes de poire et de fleurs blanches, tout en persistance, idéal sur des coquilles Saint-Jacques. Il y a aussi le vin de Pays d'Hauterive Eden rouge 2006, un vin avec de la matière et des tanins, aux arômes de fruits rouges et de sous-bois, tout en bouche comme le vin de Pays d'Hauterive Sensuelles rouge 2006, charmeur et volumineux, avec des notes de violette et de réglisse, il est classique, riche en couleur, dense en bouche, où prédominent les fruits macérés, à déboucher sur une pintade.
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CLOS PACALIS(CORBIÈRES)Anthony Dufour 13, Impasse des Jardins 11200 Ferrals-les-Corbières Téléphone :09 70 44 93 88 Télécopie : 04 83 07 53 95 Email : anthony@clos-pacalis.com Site : www.clos-pacalis.com Coup de cœur pour son Corbières rouge La Mariole 2007, à dominante Grenache (70%, vieilles vignes de 36 à 60 ans, puis Carignan et Syrah, culture raisonnée, très petitsrendements), au nez complexe avec des notes de prune et d'humus, aux tanins denses mais fins, de bouche ample, fraîche et chaleureuse avec ces nuances de confiture de cassiset de poivre, un vin non encore à maturité, qui poursuit sa belle évolution. Le Corbièresrouge Agapê 2006 60% vieux Carignan, 30% Grenache, 10% Syrah), de robe grenat, aux arômes de fruits cuits et d'épices, riche, est dense et puissant au nez comme en bouche.
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Château RIOUSSES(CORBIÈRES)Gilles Nouaille 4, rue Quaranta 11700 Capendu Téléphone :04 68 79 13 85 Télécopie : 04 68 79 13 85 Une propriété du XVIIe siècle de 25 ha plantés sur des terrasses argilo-calcaires de graveset d'alluvions. Beau Corbières N°2 cuvée Prestige 2006, médaille d'Or au Concours desVignerons Indépendant, de couleur intense, aux tanins présents et soyeux à la fois, marqué par son terroir, avec ces notes d'épices, de fruits noirs et de torréfaction, un vin de bouche pleine et riche, aux nuances subtiles, aux tanins puissants mais très fins. Le N° 1 cuvéeTradition 2008 a beaucoup de structure, encore jeune, mais déjà bien expressif, auxarômes prononcés de cassis et de cerise noire. Charmeur Corbières cuvée Rosée du Matin 2008, un rosé de saignée et depresse, avec filtration très légère pour respecter la structure et le fruit, de belle teinte, tout en finesse aromatique, aux nuances de fraise et de pêche blanche, avec une pointe de nervosité, subtilement épicé, d'une grande persistance en bouche. Goûtez Le N° 9 French Parad'Oc 2008 VDP d'Oc, les 6 cépages sont présents dans cette cuvée (Pinot Noir, Merlot, Cabernetfranc, Syrah, Grenache, Mourvèdre), vinification traditionnelle par cépage avant assemblage, cuvaison courte pour préserver la rondeur et le fruit, une cuvée ample et généreuse au nez de cerise surmurie et de framboise sauvage.
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Château VILLEMAGNE(CORBIÈRES)Sophie et Christophe Hebraud Hameau de Villemagne 11220 Lagrasse Téléphone :04 68 24 06 97 Télécopie : 04 68 24 06 97 Email : chateau.villemagne@free.fr Belle place dans le Classement 2010. Domaine de 61 ha dont 28,25 de vignes, situé dans la moyenne Corbières. Exploitation familiale depuis 6 générations. Valeur sûre avec leur Corbières rouge 2003, bien élevé en fûts de chêne 24 mois, un vinvelouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise, myrtille), d'une belle ampleur en bouche, de très bonne évolution. Savoureux 2002, de robe pourpre et profonde, avec ce nez intense de fruits rouges, riche et structuré, d'une grande complexité aromatique (griotte, humus...), épicé en bouche. Le Corbières rosé 2008, vendanges manuelles, vinificationpar saignée, est de bouche friande dominée par l'abricot et les fleurs fraîches, bien suave comme il se doit, épicé comme il le faut, idéal sur les terrines de volailles, un vin qui nous a particulièrement séduits. Excellent Corbières blanc, vinifié et élevé enbarriques d'un vin durant 12 mois (50 % Grenache blanc, 30 % Marsanne et 20 % Roussane), qui fleure le tilleul et la pomme mûre, de robe délicate, un vin dense, riche au nez comme en bouche, aux notes de pêche avec en finale une pointe de pamplemousse et un boisé bien fondu, vif et rond à la fois. Goûtez aussi le vin de table Chardonnay Reflet d'Oc, vendanges manuelles, classique et bien fruité, aux notes de pêche, fondu et frais en bouche, bien réussi.
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Les meilleurs Bordeaux Supérieur
J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-Prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.
A l'honneur cette semaine
On prévoit ses vins pour la semaine :
| VAL DE LOIRE |
| Domaine des MAILLOCHES Une propriété familiale depuis plusieurs générations. Le vignoble est planté uniquement en Cabernet ... |
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| BORDEAUX |
| Château PUY D'AMOUR En 1998, Murielle et Johann Demel, animés d'une même passion pour la vigne et le vin, reprennent ce ... |
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| VALLÉE DU RHÔNE |
| Domaine Louis DREVON À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine de 7 ha, qui possède cette force évidente du ... |
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| VAL DE LOIRE |
| Domaine DOZON À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Jean-Marie Dozon, et sa fille Laure, symbolisent fort ... |
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| SUD-OUEST | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Domaine de HERREBOUC Le Vin de Pays La Tour de Herrebouc blanc 2007 (Colombard majoritaire 60?%, Ugni blanc et Petit ... |
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Le Top Sancerre
Le Sancerre à l'honneur : le top vignerons de l'année
LE LEXIQUE DU VIN
Le vignoble est situé sur la rive gauche de la Loire (au nord-est de Bourges) ; l’appellation s’étend sur les communes de Bannay, Bué, Crézancy, Menetou-Râtel, Ménétréol, Montigny, Saint-Satur, Sainte-Gemme, Sancerre, Sury-en-Vaux, Thauvenay, Veaugues, Verdigny et Vinon. Les rendements moyens s’élèvent à 60 hl/ha. Le paysage combine un relief de collines et le fossé du Val de Loire. Les différentes évolutions géologiques ont entraîné la constitution de trois types de sol : les terres blanches, les caillottes et les terres argilo-siliceuses, qui permettent la production d’une grande variété de vins. Le rendement est fixé à 60 hl/ha. C’est le royaume du blanc, sec, nerveux, vif et persistant en bouche, très fruité, très “sauvignonné”. Ce cépage est à son aise dans ces sols caractéristiques, dans ces terroirs qui donnent ce goût particulier de “pierre à fusil”. De très beaux vins, secs et fruités, très typés.
Claude et Jean-Marc CHEVREAU(SANCERRE)Le Bourg 4, chemin de la Noue 18300 Crézancy-en-Sancerre Téléphone :02 48 79 04 77 ou 02 48 79 08 67 Télécopie : 02 48 79 44 17 Email : ingrid.chevreau@neuf.fr Site : www.vins-sancerre-chevreau.com “Le Sancerre est comme un bon chrétien, il est bon quand il a fait ses Pâques”, dit-on ici, comme le faisait Balzac. On se fait donc plaisir en débouchant ce Sancerre blanc 2008, aux notes caractéristiques de noisette, un vin de belle robe, ferme etsuave en bouche, très persistant, tout en harmonie, d’une jolie finesse, tout en distinction et richesse à la fois. ExcellentSancerre rouge 2007, très expressif de son Pinot Noir, équilibré, au nez de mûre, charnu, coloré, parfumé, aux notes de cerise, de groseille et d’épices, aux tanins à la fois riches et soyeux, d’excellente évolution. Le Sancerre rosé 2008, avec unnez complexe où la rose s’associe à la framboise, d’une bouche intense et raffinée à la fois, est à ouvrir sur des crevettes ou des mets épicés.
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GITTON Père et Fils(SANCERRE)Pascal Gitton Chemin de Lavaud 18300 Ménétréol-sous-Sancerre Téléphone :02 48 54 38 84 Télécopie : 02 48 54 09 59 Email : gittonvin@wanadoo.fr Site : www.gitton.fr Au sommet. Dans le silex, son nouveau Sancerre Xelis est une réussite, très floral, gras, avec ces notes de fumé bien spécifiques, mêlant la fraîcheur à la structure. Le Sancerre Les Belles Dames 2008 associe le fruit à la charpente, subtil et complexe, fleurant bon le genêt, le coing, de bouche riche et ample, avec des nuances de pain grillé, alliant finesse et persistance. Le Sancerre les Herses blanc 2006 est une réussite, ample et persistant, derobe dorée, riche au nez, avec des senteurs de rose et de fleur d’acacia, un vin gras etnerveux à la fois, très bien vinifié. Superbe Sancerre silex Galinot blanc 2008 (100% en fûtsneufs), un vin très riche qui résiste bien aux tanins du bois, avec ce goût de silex qui lui est propre, de bouche raffinée et subtile, de belle évolution. Le Sancerre Les Romains
" href="http://www.millesimes.fr/blanc_definition.html">blanc dégage unnez fin où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et d’agrumes, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robedorée. Le Sancerre Les Montachins, dont le terroir est situé à l’ouest où les vignes sont protégées par une colline, est de robejaune clair, puissant et bouqueté, très séduisant par sa structure et sa persistance d’arômes. Exceptionnel Sancerre Les Romains rosé 2008, bien sec comme il se doit, tout en distinction, au nez à la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte mûre et une touche épicée caractéristique, sec et suave à la fois. Beau Sancerre L’Amiral blanc 2009, de bouche puissante, riche en bouquet, très harmonieux, aux notes de fruits secs et de fleurs, tout en finale.
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Henry NATTER(SANCERRE)Henry et Cécile Natter Place de l'Église 18250 Montigny Téléphone :02 48 69 58 85 Télécopie : 02 48 69 51 34 Email : info@henrynatter.com Site : www.vinsdusiecle.com/henrynatter Site : www.henrynatter.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare. Ici, sur 23 ha, on cultive la chaleur humaine avec le même soin que l’on apporte aux vignes, privilégiant la faune et la flore, les “couvant” pour en extraire leur quintessence et les laisser s’exprimer au mieux, au cours d’un élevage parfaitement maîtrisé et traditionnel. Ces propriétaires passionnés ont en effet à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Leur fille, Mathilde, travaille avec eux, son frère, Auguste, s’occupe plus de la cave. Exceptionnel Sancerreblanc L’Expression de Cécile “L’Essence des Terres Blanches” 2007, disponible uniquement en magnum afin de peaufiner son vieillissement, d’une grande finesse avec beaucoup d’expression, suave, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande, d’abricot frais et de bruyère, un vin harmonieux, riche et fin à la fois, idéal sur des coquilles Saint-Jacques. LeSancerre cuvée François de la Grange 2008, où s’entremêlent des notes d’amande et de fleurs blanches, est tout en rondeur, avec une note de fraîcheur qui lui est caractéristique. Superbe 2007, qui a toutes les qualités d’un vin de garde, issu des vieilles vignes, dense grâce à son élevage d’un an en foudre, avec un boisé très fondu, car ici on privilégie la délicatesse desVins. Il dégage des arômes très suaves de réglisse, de menthe, de fleur d’oranger et de vanille. Le 2006, charmeur, auxarômes intenses, suave, très harmonieux, subtil et puissant à la fois, où s’entremêlent les fruits mûrs et les fleurs fraîches, parfait sur des écrevisses. Le Sancerre rouge cuvée l’Enchantement 2008 (vinification et élevage en fûts de chêne), concentré,équilibré, corsé, bien structuré, aux tanins riches, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, tout en bouche, idéal sur un petit gibier. Leur Sancerre rosé 2009 est toujours le meilleur de l’appellation, d’une grandefinesse aromatique, au nez où dominent les fruits frais, la rose et le coing, subtil, d’une grande persistance en bouche avec des nuances de fraise des bois. Excellent Sancerre blanc classique 2008, issu du terroir des terres blanches, de belle teinte brillante, d’une belle harmonie, aux arômes de zeste d’orange, de fruits confits, notamment de pamplemousse, souligné d’une trame végétale d’asperge, tout en bouche comme le rouge 2007, aux senteurs soutenues de griotte, de kirsch, de vanille avec des notes d’humus et d’épices, marqué par une attaque enveloppante grâce aux tanins fondus, le vin est ensuite bien soutenu en bouche par une certaine nervosité qui vient équilibrer les tanins, avec des nuances de tabac et de laurier, d’une belle structure au fruité prononcé. Formidable rapport qualité-prix-typicité.
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Domaine Jean-Max ROGER(SANCERRE)11, place du Carrou 18300 Bué Téléphone :02 48 54 32 20 Télécopie : 02 48 54 10 29 Email : jean-max.roger@wanadoo.fr Site : www.jean-max-roger.fr Remarquable Sancerre blanc Grande Cuvée 2008, subtil et complexe, fleurant le genêt, le coing et les noisettes, un grand vinharmonieux, riche et fin à la fois, qu’il faut laisser se faire. Le Sancerre rouge La Grange Dîmière 2006 est charpenté, avec de la matière et des tanins, aux arômes de fruits rouges et de sous-bois, de très bonne évolution. Le 2005 est tout aussi remarquable, de couleur soutenue, au nez de cassis et de sous-bois, aux tanins mûrs, au bouquet très développé avec des nuances épicées, de très bonne garde. Savoureux Pouilly-Fumé Cuvée Les Chante-Alouetttes 2007 au goût de “pierre à fusil”, très typé, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, très aromatique avec ses notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante et persistante. Très agréable Menetou-Salon blanc Morogues Le Petit Clos 2008, tout en structure et parfums, réussi comme le Menetou-Salon rouge Le Charnay 2006, aux tanins fondus, au nez dominé par la griotte et l’humus, de jolie robe.
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Domaine de SARRY(SANCERRE)Nicolas Brock Le Briou de Veaugues 18300 Sancerre Téléphone :02 48 79 07 92 Télécopie : 02 48 79 05 28 Email : info@sarry.org Site : www.sarry.org Au sommet. Un domaine constitué d’une vingtaine d’hectares. Passionné et chaleureux, Nicolas Brock a repris la suite de son père, Michel, qui a créé presque entièrement le domaine dans les années 1960, en replantant notamment un ancien domaine viticole inexploité depuis le Moyen Âge. Le Domaine de Sarry (11 ha d’un seul tenant), perché sur la montagne Noire (l’un des points culminants de la région, 353 m d’altitude), est constitué de marnes argilo-calcaires du kimméridgien, les “terres blanches”. Puis le coteau et la côte de la Roche forment une dizaine d’hectares de caillottes. SuperbeSancerre 2008, qui fleure le tilleul et la pomme, de robe délicate, un vin ample, riche aunez comme en bouche, aux notes de pêche avec en finale une pointe de pamplemousse, bien fondu, vif et rond à la fois. Beau 2007, intense au palais, riche en bouquet, trèsharmonieux, aux notes de fruits secs et de fleurs, tout en finale, avec cette minéralité particulièrement persistante, une belle réussite. Le 2006 est dans la lignée, riche au nez, d’une grande complexité aromatiqueoù l’on retrouve des nuances de noix, de citron et de pomme, de bouche puissante et d’une longue finale. Beau 2005, ample, de robe dorée, d’une jolie finale aromatique, riche au nez, avec des notes de rose et d’aubépine, un vin élégant et persistant, de bouche puissante, qui mérite un bar au four. Le 2003 est d’une très grande finesse, au nez complexe et puissant (acacia, fougère, pomme), très bien équilibré, et prouve le réel potentiel de ces vins. Complexe et savoureux, le Sancerre blancMontagne Noire 2005 poursuit sa très belle évolution, gras, ample, équilibré, un vin où dominent les agrumes et l’amande, de bouche persistante, d’une grande richesse aromatique en finale, tout en nuances, tout en suavité. Remarquable SancerreDomaine de Sarry rouge 2007, vignes âgées de 38 ans et élevage durant une année en
.millesimes.fr/f%C3%BBts_definition.html">fûts de chêne, bien marqué par son Pinot Noir, encore bien jeune, qui développe un bouquet complexe où s’entremêlent des notes de cassis et de pruneau, harmonieux, de belle robe soutenue, très équilibréet légèrement épicé, vraiment délicieux, un vin d’excellente évolution comme en atteste le 2003, intense, associant délicatesse et charpente, ample, coloré et riche, très parfumé, dense, avec ces nuances de cerise confite, d’humus et d’épices caractéristiques.
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12 septembre 2009
Le Palmarès des hommes et des femmes talentueux du Guide 2010
Le vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour
moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien
d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et
d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et
les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours,
aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”,
cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent
et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le
plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)...
s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne
s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde
peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables
entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours”
libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité”
à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos
grands liquoreux. Ces
vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager
un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de
vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps,
en 1980...
On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière
une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est
fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes
déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela)
si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela
se “sent”.
Éthique, élégance, humilité
sont la signature commune des vrais vignerons
- Il n’y a pas de vin sans éthique.
Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing
extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par
définition, ne fait que passer (vite). Et c’est surtout respecter les
consommateurs, ceux qui vous font vivre, sans les abreuver de prix
surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire
en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.
- On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. Elle
est innée, inutile de vouloir se l’approprier. Je parle, bien sûr, de
celle de l’âme. L’arrogance, la frime, sont des critères qui comptent
pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus
grand vin au plus modeste.
- Un vrai vin est signé par l’humilité.
Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie. On peut être fier,
conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se
prendre pour le messie. Et des prophètes ou des gourous, on en voit pas
mal dans notre milieu.
En trente ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies, à la trahison comme au respect. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et poursuis ma ligne de conduite, en défendant les hommes et les femmes passionnés et passionnants. Ma force, c’est de ne pas être blasé, d’être objectif et subjectif (c’est la nature humaine), et d’avoir de la mémoire.
J’ai lancé mon premier magazine à 22 ans, bien avant que le vin
devienne à la mode, édité le 1er Guide sur les vins (il s’appelait le
Guide Secret des Vins, avant celui d’Albin Michel), et -déjà- suis
tombé sous le charme de ces hommes et de ces femmes (pas de tous) qui
élèvent les plus grands vins du monde, les nôtres, dans une gamme
incroyable, car on se fait plaisir, grâce à beaucoup d’entre eux, avec
des vins dont le rapport qualité-prix-typicité est particulièrement
exceptionnel. Aucun autre pays ne peut en dire autant, et le
talent de nos vignerons et vigneronnes est particulièrement
irremplaçable. Bien sûr, il y a des producteurs imbus d’eux-mêmes,
snobs, d’autres qui sont restés des paysans “parvenus”, d’autres encore
qui, grâce à des moyens de communication financière, tentent d’imposer
une belle image, etc... De ceux-là, on s’en moque !
C’est donc tout naturellement que j’ai décidé, en-dehors de mes Classements habituels qui distinguent la qualité des vins, de récompenser -aussi- le vigneron (ou ses enfants), sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa simplicité, au travers de ce “Top Vins” exceptionnel.
Tous les propriétaires du Guide n’y sont pas, bien sûr, et chaque année, ce Palmarès évoluera, d’autres entreront, quelques-uns sortiront, certains changeront de “Prix”, ou de hiérarchie... mais les places sont rares.
Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent
d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent
pas leur temps à frimer ou en jonglant avec leurs tarifs... Respectant
les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se
servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre
leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme
vous. Et c’est tout ce qui compte ! Ils seront donc particulièrement mis en avant dans le prochain MILLESIMES 2010 Spécial "LES VIGNERONS ONT DU TALENT".
Les Prix d’Honneur
Je les connais depuis quelque 20 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont
précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont
été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi-
mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se
maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement.
Pour preuves, des milliers d’autres, à raison de 300 à 400 par an, ont
été éliminés... Eux, associent le talent et la passion, sans se faire
avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis.
Les Prix d’Excellence
D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide
depuis très longtemps. Ils sont également garants d’une régularité
qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand
art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, 3 ou 4
ans, et ils atteindront le Prix d’Honneur.
Les Satisfecits
Les grandes satisfactions, ceux qui se distinguent depuis une dizaine
d’années et dont le talent est confirmé. Ils peuvent prétendre au Prix
d’Excellence.
Les Lauréats
Les coups de cœurs de l’année (ou des dernières années). Ils élèvent
des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs
Classements respectifs. Du solide, qui peuvent également “monter” en
Satisfecits.
Les Espoirs
Les coups de pouce, ceux qui méritent d’être soutenus, qui sont depuis
peu dans le Guide. Ne pas confondre avec les nouveaux sélectionnés de
l’année, qui doivent faire leurs preuves.
Le Top est © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf pour les producteurs qui y sont retenus.
ALSACE
Prix d’Honneur
Claude Berger
Pierre Frick
Rémy Gresser
Robert Muhlberger
Charles Schléret
Prix d’Excellence
Paul Dussourt
Bernard Haegi
Armand Gilg
Louis Hauller
Georges Klein
Pierre Thomann
Famille Schaeffer-Woerly
Dominique Soller (Cave Hunawhir)
Satisfecits
Philippe Blanck
Famille Engel
Famille Frey
Famille Zoeller
Lauréats
Henri Brecht
Pierre Reinhart
Gérard Metz
Aline et René Simon
BEAUJOLAIS
Prix d’Honneur
Gérard Brisson
Famille Champagnon
Émile Chavagnat-Laneyrie
Michel Chignard
Pierre David
Georges et Franck Dubœuf
Pascal Dufaitre (Pizay)
Louis Durieu de Lacarelle
René Martin
Famille Méziat (Combe aux Loups)
Jean-Pierre Mortet
Michel Siffert
Michel Tête
Prix d’Excellence
Jean-Jacques Baronnat
Famille Donzel
Sylvie Dufaitre (Crêt Garanches)
Jean-Pierre Large (Cheysson)
Alain Michaud
Satisfecits
Thierry Doat (Boisfranc)
Gilbert Jomain (Puits de Besson)
Famille Rollet (Granit Doré)
Famille Rozier (Chatelard)
Thierry Sothier (Sain-Bel)
Lauréats
Famille David-Beaupère
Alain Dardanelli (Bel Avenir)
Famille Duc
Jean-Paul Guignier
BORDEAUX
Prix d’Honneur
Famille Appollot (Clos Trimoulet)
Odette Barreau (Certan de May)
Anthony Barton (Léoville-Barton)
Olivier Bernard (Chevalier)
Jean-Michel Bertrand (Béchereau)
Catherine Blasco (Hanteillan)
Famille Bon (Lugagnac)
Jean Boireau (Grands Jays)
Lionel Bord (Clos Jean)
François-Xavier Borie (Grand-Puy-Lacoste)
Nancy de Bournazel (Malle)
Jean-Baptiste Brunot (Piganeau)
Jacques Bussier (Mazéris-Bellevue)
Colette Bonny (Sigognac)
Bernard Bouche (Mauves)
Henri Cadillac (Taffard de Blaignan)
Philippe Castéja (Trottevieille)
Roland Charbonnier (Clos du Notaire)
Frédéric Le Clerc (La Tour de By)
Françoise Coussié-Giraud (Blancherie)
Jean Crampes (Gayon)
Famille Darnajou (Moines)
Philippe Darricarrère (Mendoce)
Jean-Bernard Delmas (Montrose, ex Haut-Brion)
Bernard Delol (Jura-Plaisance)
Jean-Françis Daney (Arche-Pugneau)
Guy Despujols (Lamothe)
Famille Dourthe (Maucaillou)
Famille Dubost (Fleur du Roy)
François Dubrey (Ardennes)
Marc Ducau (Loupiac-Gaudiet)
Norbert Égreteau (Clos Pélerin)
Famille Estager (La Cabanne)
Anne-Marie Facchetti-Ricard (Saint-Amand)
Louis Filippi (Boutillon)
Michel Garat (Bastor-Lamontagne)
Jean-Marie Garde (Clos René)
Denise Gasqueton (Calon-Ségur)
Famille Gasparoux (Ferrand)
André Giraud (Le Caillou)
Jean-Pierre Gorphe (Moulin Vieux)
Pierre-Gilles Gromand (Lamarque)
Claude Guinjard (Roquebrune)
Famille Jabiol (Cadet-Piola)
Jean-François Janoueix (Croix-Toulifaut)
Louis-Gabriel de Jerphanion (Moncets)
Famille Kressmann (La Tour-Martillac)
Famille Lamothe (Haut-Bergeron)
Bernard Laydis (Roc de Calon)
Famille Lévêque (Chantegrive)
Famille Liotard (Grand-Monteil)
Bernard Mallet (Haut-Maco)
Jean-François Mau (Brown)
Christian Moueix (Magdelaine)
Jean-François Moueix (Petrus)
Famille Musset (Saint-Pey)
Patrice Pagès (Fourcas-Dupré)
Famille Ouzoulias
Martine Palau (Laroche)
Famille Perrin (Carbonnieux)
Pascale Peyronie (Fonbadet)
Famille Quié (Rauzan-Gassies)
Paul Ragon (Le Tuquet)
Christiane Renon (La Galiane)
Philippe Robert (Tour du Roc)
Nicole Roskam (Cantenac)
Jean-Michel Robin (Les Heaumes)
Bruno Sainson (Laroque)
Max Silvestrini (Chéreau)
Famille Verdier (Brethous)
Famille de Vaucelles (Filhot)
Famille Vayron (Bourgneuf-Vayron)
Prix d’Excellence
Odile Audier (Grâce Dieu Les Menuts)
Famille Avril (Pascaud)
Philippe Baly (Coutet)
Nicolas Bailly (Clos Labarde)
Jean-Noël Belloc (Brondelle)
Famille Bernard (Lestage-Darquier)
Famille Beyney (Clos de Sarpe)
Marie-Christine Bondon (Pontac-Lynch)
Famille Bonhomme (Brouard)
Jean-Marie Bouldy (Bellegrave)
Philippe Boufflerd (Muret)
Lucette Bielle (Viaud)
Famille Boissonneau (Vieille Tour)
Jean Bouquier (Grandmaison)
Jacques Capdemourlin (Balestard)
Patrick Carteyron (Penin)
Daniel Cathiard (Smith-Haut-Lafitte)
Georges Dadda (Panigon)
Famille Dubois (Orisse du Casse)
Jean-Pierre Dubreuil (La Grenière)
Famille Dumeynieu (Roumagnac La Maréchale)
Henri-Louis Fagard (Cornemps)
Roger Fernandez (Gabachot)
Yvonne Foucard (Chêne-Vieux)
Marie-Cécile Fougère (Crain)
Dominique Fouin (Fontesteau)
Véronique Gaboriaud (Matras)
Frédéric Garde (Marchesseau)
Richard Grandeau (Lauduc)
Jacques Goudineau (Tour Saint-Pierre)
Philippe Genevey (La Marzelle)
Frédéric Garde (Marchesseau)
Famille Grégoire (Troquart)
Famille Le Grix de la Salle (Grand-Verdus)
Famille Labarthe (D’Arricaud)
Jean-Michel Lapalu
Famille Larrieu (Mailles)
Jean-Bernard Lleu (Roquegrave)
Famille Lignac (Guadet)
Denis Lurton (Desmirail)
Famille Marin (Canon-Chaigneau)
Famille Marque-Albert (Puyfromage)
François Masson-Regnault (Pic)
Famille Maulun (La Chataigneraie)
Dominique Maurèze (Grande-Barde)
Famille Médeville (Fayau)
Famille Le Menn (Haut-Saint-Clair)
Famille Méric (Bel-Air)
Jean de Monteil (Haut-Rocher)
Famille Pedro (Le Meynieu)
Florence Pineaud (Lardière)
Michel Pion (Anniche)
Xavier Piton (Belles-Graves)
Famille Rabiller (La Peyre)
Serge Ravat (Chapelle-Lariveau)
Famille Renouil (Brousteras)
Famille Riffaud (Souley-Sainte-Croix)
Gérard Teisseire (Rousset)
Philippe Tribaudeau (Mauvinon)
André Vincent (Grand Bos)
Bruno Vonderheyden (Malleret)
Famille Warion (Rose-Pourret)
Bernard Yaunet (Le Bosquet)
Famille Yung (Haut-Calens)
Satisfecits
Famille Ardurats (Magneau)
Famille Arnaud (Pomys)
Antoine Arrivet (Génisson)
Guy Bailly (Le Bourdieu)
Christian Barrère (Enclos Miqueu)
Pierre Bonastre (Hennebelle)
Maxime Bontoux (Tourteau-Chollet)
Famille Briolais (Haut-Mousseau)
Alain Cailley (Toulouze)
Famille Cazenave (Bois de Roc)
Famille Choquet (Lagrange Les Tours)
Denis Corre-Macquin (Macquin)
Bernadette Cottavoz (Grissac)
Famille de Courcel (Saint-Ahon)
Famille Curly (Parenchère)
Famille Demonchaux (Pierrail)
François Despagne (Grand-Corbin-Despagne)
Famille Despujol (Prieuré-Marquet)
Éric Duffau (Belle Garde)
Alain Dumon (Dumon-Bourseau)
Heather Van Ekris (Mille-Anges)
Famille de Fontenay (Castegens)
Jean-Paul Garde (Grand Ormeau)
Vincent Le Grelle (Tuillerie des Combes)
Pierre Ginelli (Siron)
James Grégoire (La Rivière)
Famille Lallement (Thuron)
Famille Lescoutra-Miquau (Fourcas-Dumont)
Denis Levraud (Tour de Collin)
Famille Leydet (Valois)
Jean Magne (Luchey-Halde)
Luc Monlun (Chalet de Germignan)
Alain Moueix (Mazères)
Michel Pélissié (Maison Noble)
Famille Perromat (Cérons)
Famille Ponsar-Mahieu (Tour-Marcillanet)
Famille Richert-Boutet (Vieux-Pourret)
Philippe Rivière (Clos des Menuts)
Jean-Loup Robin (Gontet-Robin)
Jean-Claude Rocher (Vieux Château des Rochers)
Famille Sendrey (Haut-Claverie)
Pascal Sirat (Panchille)
Jean-Luc Soubie (Lisennes)
Maurice Velge (Clauzet)
Lauréats
Éric Barrat (Pont Les Moines)
Bernard Bessède (Vaisinerie)
Famille Bideau (Petit Boyer)
Famille Billon (La Garelle)
Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)
Famille Bouscasse (Cantinot)
Famille Boyreau (Piron)
Famille Cardoso (Haut-Beynat)
Régis Chevalier (Haut-Cruzeau)
Famille Conte (Plantier Rose)
Sylvie Courreau-Fompérier (Guillemin La Gaffelière)
Famille Delpech (Gadras)
Françoise Descamps (Vieux Montagne)
Jean Dufour (Simon)
Éric Dupuy (Gros Caillou)
Famille Fourcaud-Laussac (Laplagnotte-Bellevue)
Famille Galineau (Bellevue-Favereau)
Famille Gallier (Reynats)
Famille Gautey (Masson)
Nicole Godeau (Peyfaures)
Famille Hebrard (Graves de la Laurence)
Famille Jean (Beauvillage)
Famille Julien (Fleur Morange)
Gaëtan Lagneau (Petit Bocq)
Famille Landry (Saint-Agrèves)
Famille Loubry (Valguy)
Catheine Leymarie (Puy-Razac)
Didier Meneuvrier (Croix-Davids)
Moïse Ohana (Seguin)
Famille Plantade (Haut-Plantade)
Serge Playa (Esteau)
Odette Pommier (Darius)
Famille Pontallier (Laubertrie)
Henri Ponz (Berthenon)
Claude Pourreau (Les Moines)
Max de Pourtalès (Doyac)
Famille Prince (Clos des Prince)
Corinne Reulet (La Tour Blanche)
Guy Richard (Cadet-Bon)
Alain Roses (Haut-Bellevue)
Famille Rouvière (Bernardon)
Dominique Turtaut (Rougemont)
Espoirs
José Bueno (Argilus du Roi)
Famille Brimaud (Bergère-Brimaud)
Famille Dufourg-Landry (Graviers)
Noëlle Galland (Brague)
Florian Gaury (Lavallade)
Thomas Guibert (Ferrand)
Jean-Bernard Lleu (Granges d’Or)
Famille Lopez (L’Hermitage)
Paul-Henry Nerbusson (Lagarde)
Pascal Pobeda (Farguet)
BOURGOGNE
Prix d’Honneur
Guillaume d’Angerville
Pierre Amiot
Michel Ampeau
Charles Audoin
Denis Blondeau-Danne
Jacques Carillon
Michel Chevillon
Bernard Dubreuil-Fontaine
Famille Doudet-Naudin
Frédéric Esmonin
Stephen Gélin
François Lamarche
Michel Laroche
Famille Mussy
Jean-Marie Naulin
Famille de Nicolay (Chandon Briailles)
Famille Pinson
Dominique Prieur-Brunet
Michel Prunier
Marie-Ange Robin
Jean de Surel (Rebourseau)
Gérard Tremblay
Patrick Virely-Rougeot
Gérard Vitteaut
Prix d’Excellence
Michel Bardet (Albert Grivault)
Philippe Billard-Gonnet
Paul-Henry Borie (Bruyère)
Thierry Brouin (Clos Lambrays)
Bernard Chapelle (Clos Bellefond)
Daniel Dampt
Jean-Pierre Diconne
Hervé Félix
Alain Geoffroy
François Gerbet
Dominique Guyon (Antonin Guyon)
Famille Jaffelin
Famille Jomain
Famille Joliot
Famille Laleure-Piot
Jean-Yves Larochette (Pérelles)
Philippe Leclerc
Roger Luquet
Éric Marey (Pierre Marey)
Famille Michaut (Poulette)
Sylvain Mosnier
Jean-Paul Paquet
Famille Parize
Satisfecits
Famille Berthaut
Étienne Boileau (Chardonnay)
Marc Brocot
Laurent Camus (Cave Connaisseur)
Famille Capron-Charcousset
Famille Coquard-Loison-Fleurot
Philippe Delagrange
Gérard Doreau
Jean-Marc Dufouleur (Monts-Luisants)
Jean-Jacques Girard
Jean-François Glantenet
Jean-Pierre Guillemot
Olivier Heimbourger
Bastien Margaret (Henri Richard)
Alain Patriarche
Philippe Protheau
Famille Thomas (Clavelier)
Famille Vallet (Pierre Bourée)
Thierry Violot-Guillemard
Lauréats
Famille Bachelet
René Cacheux
Famille Duroché
Jean-Christophe Grandmougin
Stéphane Magnien
Marc Rougeot
Espoirs
François Bertheau
CHAMPAGNE
Prix d’Honneur
Paul Bara
Famille de Billy (Pol-Roger)
Jacques Busin
Famille Cointreau (Gosset)
André Delaunois
Famille Ellner
René Geoffroy
Famille Gimonnet (Pierre Gimonnet)
Famille Gonet (Gonet-Sulcova)
Claude Hamm
Rémy Krug
Guy Larmandier
Pascal Leclerc-Briant
Famille Legras-Haas
Famille Lhopital (De Telmont)
Thierry Lombard
Pierre Mignon
François Peters
Jean-Claude Rouzaud (Roederer)
René Rutat
Famille Taittinger
Prix d’Excellence
Anne-Charlotte Amory (Charles Heidsieck)
Claude Baron (Baron-Albert)
Luc Busin
Famille Cadel (Guy Cadel)
Jean-Marc et Céline Charpentier
Famille Chiquet (Gaston Chiquet)
Philippe Cheurlin (De Lozey)
Éric Coulon
Michel Drappier
Harard Fringhian (Château Boursault)
Marie Gillet (Devaux)
Stéphane Jacquet (Clérambault)
Michel Labbé
Daniel Laurent-Gabriel
Famille Margaine
Bruno Mignon (Charles Mignon)
Famille Morize
Charles Philipponnat
Famille Royer
Érick de Sousa
Alain Thiénot
Maurice Vesselle
Satisfecits
Famille Arnould (Ralle)
Audoin de Dampierre
Pascal Bardoux
Ignace Baron (Baron-Fuenté)
Jean-Louis Bonnaire
Patrick Boivin (Vincent Astrée)
Franck Bonville
Famille Bourdaire-Gallois
Lionel Chardonnet
Famille Coutier
Paul Dangin
Philippe Dumont
Thierry Fluteau
Michel Genet
Christian Jojot (Marquis Pomereuil)
Pierre-Éric Jolly
Philippe Gimonnet-Gonet
Pierre Gobillard
Famille Gruet
Nathalie Michel (Wirth-Michel)
Jean-Michel Pelletier
Benoist Perseval-Farge
Daniel Prin
Delphine Prévoteau-Perrier
Bertrand Robinet (Michel Lenique)
Arnaud Vautrain-Paulet
Xavier Thévenet (Thévenet-Delouvin)
Famille Vollereaux
Lauréats
Rémi Ariston (Aspasie)
Patrick Arnould (Michel Arnould)
Hugues Bourgeois
Famille Bourgeois-Boulonnais
Christian Bourmault
Famille Boutillez-Vignon
Alain Brixon
Daniel Caillez
Jean-Yves de Carlini
Luc Dérouillat
Jocelyne Dravigny (De Castelnau)
Famille Faniel-Filaine
Famille Fenouil-Pointillart
Marie-Paule Gatinois
Famille Gaudinat-Boivin
Famille Goussard-Dauphin
Sylvie Lancelot (Lancelot-Royer)
Famille Lassalle-Hanin
Famille Massin
Jean Michel
Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
Famille Robert-Allait
Pascal Simart-Moreau
Famille Vergnon
Espoirs
Denis Bonnet-Gilmert
Éric Bunel
Famille Bouché
Frédéric Maletrez
Benoît Paillard
JURA-SAVOIE
Prix d’Honneur
Jean Macle
Jean Perrier
Lauréat
Michaël Grosjean (Lucey)
Famille Mollex
Famille Vullien
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Prix d’Honneur
Famille Antech
Famille Augustin (Fabas)
Famille Gualco (Étang des Colombes)
Aimé Guibert (Daumas-Gassac)
Famille Laboucarié (Fontsainte)
Pierre Martinolle
Laurence Rigal (Grand-Caumont)
Famille de Thélin (Blomac)
Prix d’Excellence
Marie-Geneviève Boudal (Peyregrandes)
Jean-Noël Bousquet (Grand Moulin)
Famille Chamayrac (Mire-L’Étang)
Famille Chichet
Pierre Escudié (Nidolères)
Famille Gaujal (Pinet)
Raymond Miquel (Barroubio)
Marc Remaury (Pech André)
Satisfecits
Jérôme Bertrand-Bergé
Famille Birot (Saint-Martin-des-Champs)
Famille Bonfils (Vaugelas)
Famille Guy (Malautié)
Hervé Levano (Casa Blanca)
Famille Mégé (Reynardière)
Famille Palu (Mas du Novi)
José Pujol (Mas Rous)
Famille Quincarlet (Familongue)
Lauréats
Famille Bourgne (Madura)
Véronique Cuculière (Mingraut)
Famille Hebraud (Villemagne)
Gilles Nouaille (Riousses)
Famille Pacaud-Chaptal (Croix Chaptal)
Famille Pagès (Clotte-Fontane)
Famille Serris (Pique Perloup)
Famille Vogel-Hürlimann (Bourdic)
Espoirs
Roger Bertrand (Longueroche)
Famille Rambier (Haut-Lirou)
PROVENCE-CORSE
Prix d’Honneur
Michel Bronzo (Bastide Blanche)
Famille Bunan
Jean-Louis Charmolüe (Romanin, ex Montrose)
Georges Delille (Terrebrune)
Jean-Luc Dumoutier (Olivette)
Mireille Ferrari (Malherbe)
Claude Jouve-Ferec (Lafran-Veyrolles)
Guy Tyrel de Poix (Peraldi)
Prix d’Excellence
Gérard Biancone (Rasque)
Alain Combard (Saint-André Figuières)
Jean-Louis Monzat (Cabran)
Michel Raoust (Maestracci)
José Salinas (Sauveuse)
Famille De Wulf (Jas d’Esclans)
Satisfecits
Gérald Lattugoni (Celliers Ramatuelle)
Baronne de Montrémy (Fontlade)
James de Roany (Beaulieu)
Famille Sumeire
Famille de Victor (Sanglière)
Lauréats
Laurent Bologna (Tournels)
Famille Di Placido (Loou)
Jean-Louis Masurel (Trians)
Sophie Moquet (Crémade)
Espoirs
Magali Laget (Rouillère)
Éléonore de Sabran-Pontevès (Lansac)
PÉRIGORD-SUD-OUEST
Prix d’Honneur
Philippe Bernède (Coutale)
Denis Capmartin (Barréjat)
Famille Chigé (Cru Lamouroux)
Françoise Dartigalongue
Famille Loisy (Péroudier)
Jean-Pierre Martrenchard (Le Mayne)
Jacques Mournaud (La Plante)
Prix d’Excellence
Annie Caussé (Bouscaillous)
Pierre Philippe (Vignerons de Buzet)
Germain Lescombes (Paillas)
Jean-Pierre Raynal (Souleillou)
Famille Ressès (Caminade)
Satisfecits
Famille Borderie (Bourguet)
Famille Couture (Eugénie)
Famille de Faramond (Lastours)
Agnès Gervais (Pialentou)
M. Grelaud (Cave Marmandais)
Jacques Maumus (Cru Paradis)
Mogens Olessen (Lécusse)
Famille Pieron (Bovila)
Jean Sentilles (Pichard)
Éric Swenden (Gautoul)
Claude Vidal-Hurmic (Borderie)
Lauréats
Famille Delpech (Lavaur)
Maradenne Guitard (Nozières)
Famille Jegerlehner (Ménard)
Éric Lépine (Rhodes)
Luc Luyckx (Famaey)
Espoirs
Jean Labroue (Roches)
Philippe Lejeune (Chambert)
Antonin Nicollier (Pouyardin)
Marc Penavayre (Plaisance)
VAL DE LOIRE
Prix d’Honneur
Jacques Beaujeau (Varière)
Paul Buisse
Jean-Pierre Chéné (Ambinos)
Robert Chéreau
Pierre Couly
Famille de Colbert (Brézé)
Jean Dabin
André Dezat
Jean-Marie Dozon
Pascal Gitton
Jean-Marie Leblois
Famille Malbète
Famille Mardon
Henry Marionnet
Patrice Monmousseau (Bouvet)
Michel Morilleau
Henry Natter
Famille Pabiot
Édouard Pisani-Ferry
Marie-Pierre Raffault
Thierry Redde
Jean-Jacques Teiller
Prix d’Excellence
Nicolas Brock (Sarry)
Famille Champeau
Patrick Coulbois
Bruno Denis (Renaudie)
Laurent Dézé (Petite Chapelle)
Famille Dumange (Clos de L’Épinay)
Famille Duveau (Guilloterie)
Michel Fardeau
Lionel Gauthier-Lhomme (Viking)
Alain Gourdon (Beauregard)
Famille Jamet (Vigneau)
Famille Laroche (Roche aux Moines)
Jean-Christophe Mandard
Famille Petiteau (Tourlaudière)
Famille Ratron (Clos Cordeliers)
Jean-Max Roger
Famille Sourdais (Bouchardière)
Marc Vincent (Paleine)
Satisfecits
Thierry Almirault (Clos des Quarterons)
Jean-Paul Balland
Francis Blanchet
Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
Famille Charbonnier
Famille Chevreau
Famille Davault (Chaise)
Christophe Denoël (Caves Pouilly)
Famille Filliatreau
Famille Gilbon (Beaurepaire)
Famille Gouron
René Lamothe (Trottières)
Famille Landrat-Guyollot
Famille Rézé (Jarnoterie)
Famille Mourat (Marie du Fou)
Philippe Pichard (Chapelle)
Famille Pitault-Landry (Les Pins)
Famille Poiron (Poiron-Dabin)
Marc Rideau (Amandiers)
Michel Thomas
Famille de Saint-Venant (Valmer)
Lauréats
Famille Aubert
Famille Barillot
Famille Bonnard (Congy)
Pierre Picot (Chaillot)
Anne-Cécile Roy
Espoirs
Catherine Nolot (Rochettes)
Yves Provost
VALLÉE DU RHÔNE
Prix d’Honneur
Jean Abeille (Mont-Redon)
Jean-Jacques Dost (Cave Rasteau)
Louis Drevon
Christian Gély (Champ-Long)
Jean-Pierre Margan (Canorgue)
Famille de Menthon (Redortier)
Jérôme Quiot (Vieux-Lazaret)
Baron Le Roy (Fortia)
Théo Théodosiou (Cave Visan)
Prix d’Excellence
Famille Alary
Famille Brun (Juliette Avril)
Famille Chamfort (Verquière)
Famille Mathieu
Françoise Simon (Moulin Pourpré)
Satisfecits
Daniel Archambault (Croix Blanche)
Bernard Callet (Coudoulis)
Famille Mendez (Beauvalcinte)
Famille Monteillet (Montine)
Famille Valayer (Deurre)
Denis Vinson (Moulin)
Lauréats
Famille Besnardeau (Grands Bois)
Denis Grangeon (Parandou)
Espoirs
Famille Nicolet (Chante-Perdrix)
09 novembre 2008
Votre Guide des Vins dédicacé !
Pour vous-même ou pour offrir : c'est nouveau et unique sur le Net ! J'ai signé des centaines de lvres chez des libraires ou dans des salons. Avec Internet, c'est encore plus simple, je vous dédicace personnellement le Guide 2009 !
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Top Champagne
J’aime
le Champagne, et il faut le considérer comme un vin à part entière :
les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans mon
Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis
dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des
cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant
à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance
d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la
complexité et de la vinosité.
Le Champagne a donc franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Tant mieux, car, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux... Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées sont plus passionnantes les unes que les autres, dans une large gamme, alors que l’image de marque n’est plus suffisante, la régularité qualitative et les prix, justifiés (ou pas), faisant la différence.
Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.
Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive…
Mon Classement 2009 est donc un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent. Ce Classement, cette hiérarchie plutôt, vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative, qu’ils élèvent des cuvées de grande régularité, de la plus prestigieuse à la plus sympathique, sans comparer ce qui ne l’est pas, depuis des générations ou simplement depuis 10 ans... Voir les meilleurs vins de l'année.
Les Premiers Grands Vins Classés
Il y a 22 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines
d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport
qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons
familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent
régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les
(très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire
accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de
chapeau”. Pas si facile pour Taittinger ou Pol-Roger
de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent
propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour
lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela),
d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées
méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de
plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines
cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques
qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles
que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent
remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.
Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Gosset, Alfred Gratien...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, De Sousa, Ellner, Veuve A. Devaux et Pierre Peters). Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat, De Venoge.
Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2009, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent.
Les Deuxièmes Grands Vins Classés
C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés
par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un
exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met
également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des
“Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres
“Deuxièmes”, et ainsi de suite.
Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Paul Bara, Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Bonville, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Rutat...), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.
À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Gimonnet, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas, Bourgeois, lLaurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel Caillez, Prévoteau-Perrier ...).
Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée, De Castelnau, Marquis de Pommereuil, Beaumont des Crayères, Clérambault...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées navrantes...
À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...
Les Troisièmes Grands Vins Classés
La plupart devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en
position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies
sur plusieurs années. Le rapport qualité-prix est très abordable, avec
des bouteilles qui se font parfois un malin plaisir de détrôner des
marques plus connues dans les dégustations.
08 mars 2008
MILLÉSIMES 2008 est paru !
Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion
de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers
des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut
comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une
finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce
qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes
cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie… Il y a
trois paramètres qui font la différence :
- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires…), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges…), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse…), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises…), etc.
- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.
- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.
Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde
peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins
racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon,
déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à
Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette
fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux.
C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité… La
typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un
micro-climat, d’une plante et d’un homme.
Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent
“modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes…
et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque
année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour
“coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance
(surmaturation, surconcentration…).
Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois
plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à
la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.
Merci de votre fidélité.
Acheter MILLESIMES en direct (frais de port offerts en France)
31 décembre 2007
VinoVox, c'est parti
Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir :
29 décembre 2007
My Space
J'ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c'est-à-dire que j'y aborde mes passions, notamment l'art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l'ouverture d'un "espace" d'art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d'une centaine d'ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres..., j'ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d'aller voir un concert... On se doute que c'est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c'est cela, avant tout.
16 octobre 2007
20 sur 20 ?
Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), l'iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?
De quoi aussi être content de partager tout cela avec les milliers d'internautes qui nous lisent et, de plus en plus, nous liront, puisque, je le rappelle, nous sommes référencés en 8e et 12e positions dans Google sur plus de 5, 3 milliards (vous lisez bien)... Bon courage à nos concurrents, qui parlent beaucoup dans les chaumières mais sont invisibles sur le Net, le 1er -et seul- média vraiment grand public et mondial, et demain bien plus qu'aujourd'hui.
Merci Google
Il y a quelques jours, je vous confirmais l'exceptionnel record avec l'un de nos derniers sites : 20sur20, sur Yahoo, nous étions déjà en 4e position sur plus de 275 millions de sites.
Aujourd'hui, c'est l'apothéose sur Google (89% du marché, leader mondial) : quand on tape simplement 20 sur 20, nous sommes 8e, 9e et 12e sur plus de 5, 560 MILLIARDS !!!
Ce résultat rarissime est lié à un "melting-pot" de notre action sur le Net, avec mon nouveau blog Perso 20 sur vin ? et les créations de :
http://20sur20.info
http://blog.20survin.net/
http://blog.20vin.info/
http://blog.20-20.fr/
http://blog.20-sur-vin.com/
http://blog.vin-sur-20.com/
http://blog.tv20.fr/
http://blog.vinsur20.eu/
http://blog.vin-sur-vin.eu/
etc, etc...
22 août 2007
Parution du Guide 2008
Participez aux débats sur AgoraVox et NaturaVox, dans lequels cet article vient d'être publié :
Alsace
Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins
atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui
ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à
l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la
fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples,
qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004,
2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en
Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).
Beaujolais
La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les
meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun
représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il
suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de
modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du
Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très
typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003,
trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux
coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la
plus grande complexité.
Bordeaux
Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.
- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir,
en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la
lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine
d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands
crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les
techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires
traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant
des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à
Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en
Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle,
les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement
cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire
2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous
plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.
- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de
Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très
diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la
barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est
le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002
sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001
remarquable, plus fin, le 2000, superbe.
- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très
“spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux
propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de
Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au
plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires
retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de
la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes
2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont
remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux
qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des
prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais,
débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.
- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de
cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins.
Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac,
Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou
Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations
Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un
remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands
vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et
typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des
millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres,
celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à
certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez
certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98
ou 97 sont excellents.
- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés
et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part
belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un
véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les
hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition
bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000,
avec l’opportunité du 2004.
- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas
d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment
l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si,
comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours
prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop
concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les
meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents
actuellement.
- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en
fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le
Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter
la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des
automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa
prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre
spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les
prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la
patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où
le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute
beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004
particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à
leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où
l’on atteint le grand art.
Bourgogne
Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce
qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes,
l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources
minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon
vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands
vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance
prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Élever un grand vin, en
effet, c’est être aussi capable de le partager avec passion et
humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons talentueux
et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de
fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien
souvent largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003,
2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc
comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le
2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes
bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que
les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99,
97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et certains en profitent
trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.
Champagne
On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore
remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette
hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts
accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon
Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir
exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les
hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme
partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont
remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des
meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très
justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres
appellations, et on comprend le sucès de la région.
Languedoc
Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins
typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements,
respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que
l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir
copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages
inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines
“renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des
baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis, les 2002 et 2000
savoureux.
Provence
Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des
prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de
bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de
ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages
de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans
ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou
sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations,
en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse. L’influence des
millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une
très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et 2001. Les
blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de
ce type de vin (2005 superbe).
Sud-Ouest
S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas
typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons
s’attachent ici à élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins
ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où
les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence
historique. Les millésimes 2004, 2003 et 2001 sont des réussites.
Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en
blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90).
Val de Loire
De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la
typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et
tout concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur
image. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé
comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les
liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray,
et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple
(Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon,
Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi
garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est
très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001
sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime
2005 très typé, très prometteur.
Vallée du Rhône
De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus
prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour
la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité.
Viennent alors se rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de
l’homme, qui font toujours la différence. Le millésime 2003 est parfois
très mûr, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très
classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces
vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des
millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code ©, page 37.
© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin Michel).
07 mai 2007
Lutter contre la mondialisation du goût
Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi,
nous avons une éthique : elle s’exprime au travers de notre respect
pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les
jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage
des vins, l’information, demandent du temps, de l’argent, de la
patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en
défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu’il y
a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique
prime, l’autre purement commerciale. D’un côté donc, il y a des
marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou
"putassiers" en prenant les consommateurs pour des idiots. En face,
n’importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un
fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l’on doit
en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un
tableau pour plaire, on n’écrit pas un roman ou on ne compose pas une
œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré
et que l’on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir
entre le fait d’encenser les vins "dopés" et celui d’aimer les vrais
vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la
force du terroir que la main de l’homme.
On se bat contre la mondialisation de la "malbouffe", et pour le vin c’est encore plus fondamental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occasion de dépersonnaliser les crus, de "lisser" les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel "critique" du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philosophique, humaine ou sportive.
LE RESPECT DES AUTRES EN REJETANT L’INDÉCENCE
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ? ) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de "mouiller la chemise" pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.
Je connais plus de 3000 vignerons, dont un non nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la "gonflette" et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se "dope" ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.
DÉFENDRE LA TYPICITÉ EN REJETANT LE DOPAGE
Les vins "putassiers" existent toujours car il y a des acheteurs qui se font "bluffer", mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène "vin de garage" se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ? ) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre particulièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peutr d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.
À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100% (voire 200%) en barriques neuves quand l'élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus... Tout cela dépersonnalise les vins et les "aseptise", ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de "vins de mode". Comme les OGM, il y a donc ces "VVM" (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.
On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand chose si l’on a pas un terroir. La priorité, c'est laisser s'exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne... Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre "minéral", un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis... on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.
LA MASCARADE DES CONCOURS OU DES PRIMEURS
Donner son avis sur un grand cru 2005 de Bordeaux 3 mois après les vendanges, ce n'est que de l'esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des "étoiles", des notes de "95 sur 100" ou "17 sur 20" (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?
C’est une mascarade, à laquelle certains critiques, surtout étrangers, qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des "primeurs", par exemple. Idem pour les "concours" qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.
L’ÉVOLUTION DES VINS DEPUIS LE PREMIER GUIDE
Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques "dégustateurs" ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de "marques", de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une "âme". Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).
Les viticulteurs -j’aime mieux le terme de vignerons- ont évolué eux-aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.
LE PREMIER A CLASSER LES VINS DE FRANCE
Mon Guide des Vins a été sûrement le premier du genre : en 1980, il y avait des livres, mais pas de livres "de terrain", et cela fait des envieux, car nous avons non seulement "tenu la distance", mais augmenté notre influence et notre développement, et considérablement permis de modifier les comportements des consommateurs comme des producteurs. Ce n’est pas si facile de durer et de progresser, ce qui prime c’est la régularité. J’ai été également le premier à remettre en cause (c’était en 1985) le "fameux" Classement des vins du Médoc qui datait de 1855... cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens. Petit à petit, j’ai créé des classements dans toute la France, pour la grande majorité des appellations. Mon expérience me permet en effet d’apprécier réellement le potentiel qualitatif des vins : on ne peut pas juger un vin en le goûtant deux ou trois fois. Il y a des dégustateurs qui arrivent sans expérience et pensent qu’en mettant le nez dans un verre pour la première fois, ils vont tout comprendre. Ils se trompent, car la connaissance passe par le constat de l’évolution d’un vin, par un certain recul : comment était-il y a 5 ans, quel était le maître de chai qui a vinifié le millésime 1988 dans tel château, quelle était la météo à la floraison ou durant les vendanges du millésime 1995 ou du 1982, région par région... c’est cela le vin, c’est ce qui en fait un produit non aseptisé, une histoire complexe qui m’intéresse et me passionne toujours autant depuis 26 ans.
Même si c’est le tout-venant, je me suis toujours refusé à "noter" un vin. C’est pour moi une négation de ce "Sang de la Terre et du Ciel" que de le ramener à l’affubler d’une note comme on le ferait pour une dégustation de petits pois. C’est oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. Mon respect pour le travail des vignerons ne m’incite pas à agir ainsi. Pour avoir du succès, pour durer, en édition comme en vins, l’image ne suffit pas, il faut du concret, du contenu. Le contenu, c’est par exemple, les Classements. Leur but n’est pas de "comparer" tel ou tel cru, mais plutôt de symboliser des "coups de cœur". Aucun Classement n’est à comparer avec un autre, et il ne doit pas avoir de rapprochement entre une région ou une autre.
LE GOÛT DU VIN
Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur... Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d'être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin "fabriqué", français ou étranger.
ALLER SUR LE TERRAIN, PARTOUT
Ma sévérité pour sélectionner des crus se passent sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise avec un grand "seigneur" médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un 1er Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande "figure" champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de "dégustateurs" au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de "grands vins". A croire que, pour eux, les 99% du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un "simple" Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiamer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour "boire un canon" en toute convivialité. À mes débuts, Emile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblême d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de "crasse de fer" dans le Libournais...
UN VIN, UN VRAI
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins "modernes" ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple-type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui "tiennent" autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœureument à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre "minéral", un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance... on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin,ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
En 27 ans, j’ai donc eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite (elle est naturelle, je n’ai pas à me forcer). On la poursuit donc, en restant fidèle à ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature. Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arrogance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.
21 avril 2007
Les meilleurs vigneronsde Loire
Le top 2007 des vins de Loire
Par Patrick DUSSERT le mercredi 21 mars 2007, 20:33

Le Classement regroupe les
vins d’Anjou-Saumur, de Touraine, du Pays Nivernais et du Pays Nantais… Du
Sancerre au Muscadet, du Coteaux-du-Layon au Pouilly-Fumé, du Vouvray à Saumur,
la région est riche en terroirs et en saveurs, du blanc sec racé à des
liquoreux de haute volée, et des vins de mousse tout en finesse. Tous ces vins
sont très typés par des sols spécifiques (silex, schistes…) où des cépages très
appropriés (Sauvignon, Chenin…) se complaisent à merveille.
Voir les meilleurs vins de l'année : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=VAL-DE-LOIRE




























